- Première figure française de la téléréalité, Loana est décédée, a-t-on appris mercredi.
- Un décès qui a suscité une vive émotion, notamment à Nice, où elle vivait.
- Le JT de TF1 s’est rendu sur place.
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Le 13H
Dans son quartier à Nice (Alpes-Maritimes), non loin de l’immeuble où Loana vivait depuis plus d’un an, les habitants ne parlent que d’elle ce jeudi 26 mars au matin, au lendemain de l’annonce de sa mort. Une femme salue ainsi « un symbole, je pense, pour beaucoup de générations. Et c’est triste qu’elle termine sa vie dans ces circonstances-là. »
Un homme, lui, évoque « une star soudaine »
qui « n’a pas su gérer la notoriété rapidement. »
Une autre femme encore mentionne « une gentille fille, je pense »
qui « avait l’air de beaucoup souffrir. »
Une souffrance, une discrétion, mais surtout une gentillesse que souligne aussi Marcelle, une commerçante du quartier interrogée dans le reportage visible en tête de cet article : « Elle venait parce que le plus souvent il y a des jeunes ici qui ont entendu parler d’elle et d’autres qui l’ont reconnue. Et quand on l’appelait, elle était heureuse de se ressentir valorisée. »
Au-delà de l’émotion des riverains, toute la presse locale, mais aussi nationale, évoque le destin tragique de Loana. Le Figaro
, Le Monde
ou encore Le Parisien
,
qui en fait sa Une. Sur les réseaux sociaux aussi, Benjamin Castaldi et Stevie Boulay lui rendent hommage. « Il y a des visages qu’on n’oublie jamais et le sien, celui de Loana, fait partie de notre histoire collective »
, écrit le premier. Le second, photo à l’appui, publie : « Ton départ ailleurs si soudain me laisse sans voix, la gorge nouée et les yeux inondés. »
Loana, celle que l’on connaît uniquement par son prénom, était devenue une star en seulement quelques mois, en remportant l’aventure de la première télé-réalité française, « Loft Story ». Elle n’avait alors que 23 ans. Mais très vite, elle connaît une descente aux enfers, victime notamment de ses addictions. « Elle ne s’en est jamais débarrassée. C’était une issue fatale prévisible. On savait qu’un jour ça arriverait »
, se désole Laurent Amar, un ami de Loana.
Dans son livre et sur les plateaux télé, elle se confiait régulièrement sur ses blessures d’enfance, mais surtout ses regrets concernant sa fille, qu’elle n’a pas vue grandir. « Dernièrement, on s’était pas mal parlées parce qu’on voulait faire un documentaire. Elle avait envie de retrouver sa fille. Elle a toujours eu envie d’avoir une vie normale, comme elle disait. Elle a toujours fait le contraire »
, explique Angela Lorente, directrice de casting pour l’émission « Loft Story » en 2001.
Luana Petrucciani, 48 ans, a été retrouvée inanimée chez elle par la police. Le parquet évoque ce jeudi matin des blessures liées à une chute qui pourrait avoir causé sa mort.










