- Les corps de Jean-Marie Grenier, 79 ans, et de sa compagne Mirella, 62 ans, ont été retrouvés dans une citerne d’eau au Portugal.
- Le gardien de leur maison, un Brésilien de 45 ans, a été interpellé avec 5.000 euros et des bijoux appartenant aux victimes.
- Une équipe du JT de TF1 s’est rendue sur place.
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Que s’est-il passé dans cette maison quelques heures avant la découverte macabre faite par la police portugaise ? Les corps de Jean-Marie Grenier, 79 ans, et de sa compagne roumaine Mirella, 62 ans, ont été retrouvés cachés dans une citerne d’eau. Le couple aurait été frappé à mort à coups de barres de fer, avant d’être traîné jusqu’au local technique de la piscine et aspergé de produits chimiques. Une équipe du 20H de TF1 envoyée sur place a découvert une maison isolée et protégée, située à l’écart de la commune, sans voisin à proximité.
Le gardien de la maison interpellé
Qui a pu s’en prendre à Mirella et Jean-Marie ? Cet ostéopathe français, ancien pilote de rallye, était installé au Portugal depuis une trentaine d’années. Toujours prêt à aider, il était très apprécié dans la commune. Très vite, les soupçons se sont portés sur le gardien de la maison, Natalino C., un Brésilien de 45 ans. Le jour du meurtre, celui-ci aurait appelé un ami pour lui demander de venir le chercher. Inquiet de ses propos, cet ami a prévenu la police.
Natalino C. a finalement été interpellé à proximité de la maison. Selon les éléments recueillis, il avait sur lui 5.000 euros et des bijoux appartenant aux victimes.
« Il commençait à en avoir peur »
Y avait-il des tensions entre le couple et leur employé ? Une proche de Mirella a préféré garder le silence. La sœur et le beau-frère de Jean-Marie Grenier ont, eux, accepté de se confier. « Je le trouvais très familier. Je trouvais qu’il picolait un peu. Et un jour, il a un peu bousculé et violenté mon frère. Il avait décidé de s’en séparer. Il commençait à en avoir peur »
, raconte Ghislaine Grenier Junca, la sœur de Jean-Marie.
Le gardien avait été recruté par le couple après un cambriolage violent survenu il y a 7 ans. Plusieurs hommes cagoulés et armés s’en étaient alors pris à Jean-Marie et Mirella. « Il y a un des trois bandits qui a tiré sur Jean-Marie. Il lui a tiré ici, à la base du crâne. Et Mimi s’est battue comme une chiffonnière. Elle a arraché la cagoule et là, ils se sont cassés »
, se souvient-elle.
Face aux enquêteurs, Natalino C. garde pour l’heure le silence. Il a été placé en détention provisoire et reste présumé innocent.
R. R. | Reportage : Florence DE JUVIGNY, Enza BENOCCI