Le conflit au Moyen-Orient fait craindre un nouveau tsunami inflationniste dans les rayons des supermarchés. Depuis l’attaque de l’Iran par Israël et les Etats-Unis, le 28 février, et le quasi-blocage du détroit d’Ormuz, le prix du pétrole et celui du gaz ont flambé de près de 40 à 50 %. Des hausses déjà répercutées à la pompe, pénalisant les automobilistes, les transporteurs routiers, mais aussi les agriculteurs qui mettent du gasoil non routier dans le réservoir de leur tracteur.
Surtout, ce choc énergétique va ensuite se diffuser à l’ensemble des chaînes de valeur en renchérissant le coût des engrais, celui des emballages, et la facture énergétique des entreprises. Les produits fertilisants sont également sous pression car leur acheminement est très dépendant du détroit d’Ormuz. Un tiers du commerce mondial des engrais passe par cette route maritime. Son blocage entraîne déjà une hausse des tarifs des engrais azotés de 20 à 30 %. Si les céréaliers français ont déjà fait leurs achats de produits fertilisants pour la récolte 2026, les craintes sont réelles pour 2027. D’autant que le cours des céréales, même s’il a légèrement progressé, reste bien en deçà des coûts de production, en hausse plus rapide.
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